Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou de
Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l'emploi
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Résumé/Abstract
L’auteur propose un modèle de régulation d’entreprise qui, tout en conservant le challenge du profit, aboutit néanmoins à ce qu’un autre regard soit porté par les actionnaires sur la masse salariale que distribue l’entreprise, à ce qu’un autre regard soit porté par les salariés sur les profits que réalise l’entreprise, en un mot à ce qu’actionnaires et salariés passent d’une situation de défiance à une situation de confiance, de rapports conflictuels à rapports coopératifs. Le modèle s’appuie essentiellement sur une nouvelle formulation de la rémunération des actionnaires c’est-à-dire de ceux qui apportent le capital. De même que, selon la participation, la rémunération des salariés est la somme des salaires et de la participation aux bénéfices (ou dividendes), le modèle fait en sorte que, symétriquement, la rémunération des actionnaires soit la somme des dividendes et d’une prime de fidélité, prime indexée sur la masse salariale.
De cette mécanique qui apporte la symétrie manquante entre les intérêts des uns et des autres, à la fois pour plus de dividendes et plus de masse salariale, vont naître de nouvelles opportunités de négociations entre deux types d’acteurs qui passent ainsi et naturellement d’une situation conflictuelle, notamment à propos de la masse salariale, à une situation où leurs intérêts sont visiblement convergents, donc ouvrant la porte à la coopération.
Ce nouveau système de rémunération offre également d’autres propriétés auxquelles les entreprises seront sensibles. Diminuant les charges salariales prédéterminées pour donner plus de place à la part flexible des rémunérations des salariés, il offre de nouvelles perspectives pour l’emploi de salariés. Ensuite, actionnaires et salariés ne sont plus, pour les premiers, identifiables au seul capital, pour les seconds, identifiables au seul travail. Tous sont hybrides par leur rémunération. Les valeurs des indicateurs de croissance sont affectées par ce caractère hybride, au point que, selon l’application idéale du modèle, la croissance des rémunérations des salariés devient égale à la croissance des rémunérations des actionnaires, égale à la croissance de la valeur ajoutée, égale à la croissance de la productivité, … ! Une vraie occasion pour un nouveau regard sur le (bon) fonctionnement des entreprises, pour de nouvelles analyses socio-économiques…, pour une nouvelle « gouvernance » d’entreprise...
Abstract
The author proposes a model for corporate management which, while continuing to offer the challenge of profit, would lead shareholders to take a different view of the level of wages paid out by the company and also give its wage earners a different view of the company’s profits. In other words, the relationship between shareholders and wage earners would change from one of defiance to one of confidence and conflictual interests would become cooperative. The model is essentially based on a new way of calculating rewards to shareholders. In the same way as the rewards of labour are the sum of salaries and the level of employee participation in profits or dividends, the model proposes that, symmetrically, the remuneration of shareholders would be the sum of dividends and plus a fidelity bonus indexed to the wage bill.
By this approach, symmetry which is currently lacking would be reached between the interest of each group in the form of demands for more dividends on the one hand and a higher wage bill on the other. This change would provide new opportunities for negotiations between actors on both sides which would thus naturally move from a conflictual basis, particularly for the share of wages to a situation in which each party’s interests are visibly convergent, thus opening the door to cooperation and the benefits which flow from it.
This new system of remuneration also has other properties of interest to companies. The lowering of fixed wage related charges would allow greater flexibility in remuneration of wage earners and open up new perspectives for employment. It follows that shareholders would no longer be solely identified with capital and workers no longer identified only with labour. Remuneration for either party would be hybrid. The values attributed to growth indicators would be affected by this hybrid character to the extent that, if the model were applied in its ideal form, the growth in the mass of salary payments would become equal to the growth in rewards to shareholders, to growth in added value and to growth in productivity. The occasion would thus be provided for a new look at the way companies operate, for new socio-economic analyses and then appears the base of a new “government” for the company …
L’auteur propose un modèle de régulation d’entreprise qui, tout en conservant le challenge du profit, aboutit néanmoins à ce qu’un autre regard soit porté par les actionnaires sur la masse salariale que distribue l’entreprise, à ce qu’un autre regard soit porté par les salariés sur les profits que réalise l’entreprise, en un mot à ce qu’actionnaires et salariés passent d’une situation de défiance à une situation de confiance, de rapports conflictuels à rapports coopératifs. Le modèle s’appuie essentiellement sur une nouvelle formulation de la rémunération des actionnaires c’est-à-dire de ceux qui apportent le capital. De même que, selon la participation, la rémunération des salariés est la somme des salaires et de la participation aux bénéfices (ou dividendes), le modèle fait en sorte que, symétriquement, la rémunération des actionnaires soit la somme des dividendes et d’une prime de fidélité, prime indexée sur la masse salariale.
De cette mécanique qui apporte la symétrie manquante entre les intérêts des uns et des autres, à la fois pour plus de dividendes et plus de masse salariale, vont naître de nouvelles opportunités de négociations entre deux types d’acteurs qui passent ainsi et naturellement d’une situation conflictuelle, notamment à propos de la masse salariale, à une situation où leurs intérêts sont visiblement convergents, donc ouvrant la porte à la coopération.
Ce nouveau système de rémunération offre également d’autres propriétés auxquelles les entreprises seront sensibles. Diminuant les charges salariales prédéterminées pour donner plus de place à la part flexible des rémunérations des salariés, il offre de nouvelles perspectives pour l’emploi de salariés. Ensuite, actionnaires et salariés ne sont plus, pour les premiers, identifiables au seul capital, pour les seconds, identifiables au seul travail. Tous sont hybrides par leur rémunération. Les valeurs des indicateurs de croissance sont affectées par ce caractère hybride, au point que, selon l’application idéale du modèle, la croissance des rémunérations des salariés devient égale à la croissance des rémunérations des actionnaires, égale à la croissance de la valeur ajoutée, égale à la croissance de la productivité, … ! Une vraie occasion pour un nouveau regard sur le (bon) fonctionnement des entreprises, pour de nouvelles analyses socio-économiques…, pour une nouvelle « gouvernance » d’entreprise...
Abstract
The author proposes a model for corporate management which, while continuing to offer the challenge of profit, would lead shareholders to take a different view of the level of wages paid out by the company and also give its wage earners a different view of the company’s profits. In other words, the relationship between shareholders and wage earners would change from one of defiance to one of confidence and conflictual interests would become cooperative. The model is essentially based on a new way of calculating rewards to shareholders. In the same way as the rewards of labour are the sum of salaries and the level of employee participation in profits or dividends, the model proposes that, symmetrically, the remuneration of shareholders would be the sum of dividends and plus a fidelity bonus indexed to the wage bill.
By this approach, symmetry which is currently lacking would be reached between the interest of each group in the form of demands for more dividends on the one hand and a higher wage bill on the other. This change would provide new opportunities for negotiations between actors on both sides which would thus naturally move from a conflictual basis, particularly for the share of wages to a situation in which each party’s interests are visibly convergent, thus opening the door to cooperation and the benefits which flow from it.
This new system of remuneration also has other properties of interest to companies. The lowering of fixed wage related charges would allow greater flexibility in remuneration of wage earners and open up new perspectives for employment. It follows that shareholders would no longer be solely identified with capital and workers no longer identified only with labour. Remuneration for either party would be hybrid. The values attributed to growth indicators would be affected by this hybrid character to the extent that, if the model were applied in its ideal form, the growth in the mass of salary payments would become equal to the growth in rewards to shareholders, to growth in added value and to growth in productivity. The occasion would thus be provided for a new look at the way companies operate, for new socio-economic analyses and then appears the base of a new “government” for the company …
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